Jetés aux quatre vents.
Un son, une phrase
Et c'est tout une histoire qui voyage.
Ils caressent la peau
Comme des milliers d'amants,
Petits diamants
Venant dormir au creux de notre oreille.
Ils sont les larmes invisibles de l'esprit,
Sa joie, sa peine.
Avec eux je peux rire, je peux pleurer
sans que personne ne puisse me les voler.
Porteurs des plus grands messages
Ils peuvent être doux comme la main d'un homme qui aime,
Durs comme la lame des guerriers blessés.
Eux n'ont aucune animosité.
C'est pour ça que tant de gens se plaisent à les manipuler.
J'ai rêvé de grands discours
Qui changeraient la face du monde.
Mais un mot n'est pas un acte,
Sinon, cela se saurait.
Et pourtant, malgré la dureté de la pierre
Qui peut transparaître de leurs traits,
J'aime les mots
Comme personne ne le ferait.
Je vois le monde à travers leurs yeux
Que la pluie vient parfois troubler.
Je sens quand ils aiment.
Je sais quand ils pleurent.
Ils savent mes secrets,
Connaissent ma tristesse.
Ils me consolent et me cajolent
Me connaissent presque mieux que moi-même.
Mot d'amour ou mot de haine.
Mots de gloire ou d'humilité.
Nous les littéraires, nous les écrivains...
Ces mots; pour les comprendre, sommes-nous surdoués ?
Ou sont-ce eux qui se mettent à notre portée ?

